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	<title>Médiation - Anne Vuichard Romé &#187; Uncategorized</title>
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	<description>La clef des champs</description>
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		<title>Le poids des mots</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2020 15:14:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes des êtres de relation par essence et fondamentalement connectés les uns aux autres. Cependant, certaines personnes ont tellement souffert, ont enduré de tels traumatismes, qu’elles n&#8217;arrivent pas à avoir une relation saine  avec leurs proches, à l’intérieur de  leur propre famille ou de leur &#8230; <p><a href="http://mediationcdc.fr/le-poids-des-mots-et-de-nos-modes-de-relation/" class="more-link"><span class="morelink-icon">Read more</span></a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous sommes des êtres de relation par essence et fondamentalement connectés les uns aux autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, certaines personnes ont tellement souffert, ont enduré de tels traumatismes, qu’elles n&rsquo;arrivent pas à avoir une relation saine  avec leurs proches, à l’intérieur de  leur propre famille ou de leur propre couple.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles ont vécu un rapport à l’autre fait de punition/récompense, culpabilité/honneur, compétition, comparaison/honte de perdre. Cela a atteint fondamentalement la construction de leur estime de soi, elles ont cherché à exister dans un certain modèle qui a nié la profondeur de leur être. Alors toute cette annihilation profonde, fondée sur la peur s’est transformée en une violence intérieure, un orage qui gronde mais n’éclaire pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Inconsciemment, ces personnes reproduisent à leur tour ce qu’elles ont vécu à travers un attachement insécure ou dysfonctionnel, reçu de leurs parents ou tuteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté réside dans la dichotomie entre ce que ces personnes font vivre à leurs proches dans leur propre cercle familial (celui qu&rsquo;elles ont choisi et co-construit)  et ce qu’elles montrent d’elles aux autres « habitants » de leur sphère : autres membres de la famille (frères, soeurs, parents), amis, collègues&#8230;. A leur égard, leur attitude est réellement généreuse, charismatique, dotée d’humour et de grande intelligence ; les compliments et  remerciements qu&rsquo;elles obtiennent les aident à se sentir exister davantage .</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dichotomie entre leur posture à l&rsquo;égard des personnes de leur sphère et ce qu&rsquo;elles font vivre à leurs intimes peut procurer une violence incroyablement diffuse et insidieuse. Cette violence n&rsquo;est pas perçue par le conjoint (surtout au début de la relation) ni par les enfants. En effet, ce n&rsquo;est pas une violence physique, c&rsquo;est une façon pour cette personne d&rsquo;utiliser les mots de manière souterraine, récurrente et au bon moment. <strong>Les mots prennent alors un poids énorme, car ils nient l&rsquo;individu, ils écrasent les besoins, ils piétinent  l&rsquo;élan vital de leurs proches.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est alors difficile pour leurs enfants ou leur conjoint de développer leur estime de soi, comme s&rsquo;ils étaient  divisés et écartelés. Cette estime de soi ne peut se déployer, elle est insuffisante et ne permet pas de faire circuler l’énergie relationnelle, source de confiance et de respect mutuel. Cela se ressent davantage que cela ne s’exprime. Ils sont dans une prison invisible, pris en étau entre l’envie de plaire et la peur d’exister. Bien sûr, le conjoint et/ou les enfants vont chercher à trouver des modes de relation qui essaient de compter, jusqu’à  parfois accepter l’inacceptable, jusqu’à annihiler leur propre personnalité, jusqu’à disparaître pour exister. Ils sont pris en otage relationnel, sous emprise transparente, à l’intérieur d’une cloche de verre et ne cherchent leur oxygène qu’à travers une forme d’adaptation permanente. Cette posture ne leur permet pas de prendre  vraiment leur place en tant que personne, elle les pousse à endosser  des  rôles qui  n’abritent  que des masques vides aux sourires figés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut énormément de temps, d’énergie et de prise de distance pour révéler cet état de fait  et sortir vivant de cet engrenage qui broie l’individu.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs indices à détecter chez ces <strong>personnes aux relations dysfonctionnelles intimes</strong> peuvent toutefois aider leurs enfants ou leur conjoint à retrouver leur énergie intérieure :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Difficultés de se remettre en question et projections</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Il est très difficile pour ces personnes de se remettre en question et de prendre leurs responsabilités. Elles peuvent aller jusqu&rsquo;à nier les évidences. Se tromper devient alors quelque chose d’insupportable pour elles. Elles préfèrent culpabiliser les autres, projeter sur leurs proches des problèmes qu’elles n’arrivent pas à régler seules : ce qu’elles disent envers leur proches est le reflet parfait de leurs conflits intérieurs et personnels.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sous-entendus</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Elles ont du mal à s’exprimer de manière claire, elles préfèrent sous-entendre beaucoup. Elles peuvent également  prendre le monopole de la discussion. Elles coupent fréquemment la parole mais ne supportent pas qu’on les interrompe quand leurs phrases sont longues, complexes et/ou techniques.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contradictions</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Elles peuvent prendre le contrepied systématique des propositions qui leur sont faites, changer de mode de calculs, d’avis, en fonction des personnes et des contextes et finissent souvent par imposer les choses en disant que leur logique est la bonne.</li>
<li>Elles adorent remettre en question systématiquement ce que certains disent ou font mais vont s’arranger pour  finalement changer d’avis en fonction de leurs interlocuteurs ; elles peuvent  revenir sur un engagement pris à plusieurs.</li>
<li>Il y a souvent une différence énorme entre leurs discours et leurs actes.</li>
<li>Elles peuvent s’échapper d’une discussion sans raison précise, ou également détourner la conversation sans logique claire mais finalement démontrer qu’il y en avait une (logique).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Manipulation</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Elles aiment diviser pour régner et créer la suspicion.</li>
<li>Elles sous-entendent parfois que les personnes passionnées recherchent le pouvoir et elles les suspectent de ne pas tenir compte des autres, surtout d’elles.</li>
<li>Elles sont exigeantes sur votre façon de mettre en œuvre vos actions, surtout si ce que vous faites vous plait. Elles ne s’y intéressent que partiellement et cherchent à vous mettre en défaut, surtout si vous voulez leur prouver quoi que ce soit.</li>
<li>Elles se servent des autres pour faire passer des messages, profitent de leur présence pour régler leurs comptes envers vous et se montrer sous leur meilleure facette.</li>
<li>Elles peuvent se servir de vos besoins, de vos valeurs pour justifier et assouvir leurs désirs.</li>
<li>Elles font valoir tout ce qu’elles font pour vous, jusqu’à parfois vous faire payer leurs services (chantage, argent, culpabilisation…).</li>
<li>Elles vous rendent service mais il y a souvent une contrepartie à payer, ce qui provoque un sentiment de malaise et vous n’osez plus leur demander quoi que ce soit.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Victimisation </strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Elles s’investissent dans certaines actions, puis reprochent aux autres de ne pas les suivre, puis se positionnent en victimes.</li>
<li>Elles vous accusent de les prendre pour des serviteurs et d’être des « despotes » vis-à-vis d’eux, surtout quand vous leurs faites une demande claire.</li>
<li>Elles ne font pas de choix clairs mais quand vous les faites à leur place, elles se positionnent en victime.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fuite ou attaque</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Elles ne tiennent pas compte de vos demandes, ni de vos besoins et si vous êtes malade ou triste, elles peuvent devenir agressives et/ou fuyantes. Elles ne supportent pas vos peurs car elles croient qu’elles sont dirigées contre elles.</li>
<li>Elles peuvent vous demander votre avis mais, au dernier moment, elles font comme elles ont décidé de faire.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Mon intention n’est pas de leur faire un procès, ce qui serait vain et contre-productif. Il y a différents niveaux de relations dysfonctionnelles qui peuvent aller jusqu&rsquo;à une toxicité ne permettant pas de remise en question en profondeur de ces personnes ; dans le cas d&rsquo;un niveau extrême, la seule solution est la rupture de la relation. Mais si le niveau de dysfonctionnement est temporaire, il arrive que ces personnes prennent conscience de l’impasse dans laquelle elles sont, c’est à elles de faire le premier pas, et non à vous. C&rsquo;est à elles qu&rsquo;appartient la liberté d&rsquo;inverser leur posture limitante, source de mal-être. <strong>Votre responsabilité réside seule dans votre refus de rentrer dans le cercle vicieux qu&rsquo;elles vous proposent implicitement, la plupart du temps inconsciemment. C&rsquo;est le meilleur soutien que vous puissiez leur apporter.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est important pour éviter que ces relations aspirent toute votre énergie, c’est tout d’abord de ne pas chercher à  nourrir leurs manques, ni à endosser les rôles de « victime/sauveur », ce qui se révèle être sans fin. Pour cela, il sera utile d’éviter les pièges tendus :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Difficultés de se remettre en question et projections</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Prendre conscience de leur jeu psychologique pour ne pas entrer dans « la fosse aux lions» : ne pas chercher à argumenter, à se justifier, éviter l&rsquo;escalade de &laquo;&nbsp;qui a raison/qui a tort&nbsp;&raquo;. Ce qu&rsquo;elles nous montrent est une partie d&rsquo;elles qui les protège et se dit : &laquo;&nbsp;Ne pas montrer mes erreurs, les faire porter à l&rsquo;autre&nbsp;&raquo;. Cette croyance les a aidé à ne pas trop souffrir, à s&rsquo;adapter depuis leur enfance.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sous-entendus</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Ne pas rentrer dans leur jeu, ne pas alimenter leurs allusions, ne pas chercher à comprendre, ni à répondre. Couper la discussion, mettre fin si nécessaire. Ce qui s&rsquo;exprime à travers elles est également une forme de protection qui se dit : &laquo;&nbsp;Ne pas rentrer en lien direct, garder le pouvoir sur l&rsquo;autre&nbsp;&raquo;. Cette croyance les a aidées à trouver une illusion de place et de respect, même si elles obtiennent souvent l&rsquo;inverse.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contradictions</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>S’éloigner, éviter les projets ensemble, privilégier votre autonomie, au moins dans un premier temps. Une fois de plus ces contradictions protègent et servent inconsciemment à garder le contrôle en captivant l&rsquo;attention. Elles se disent : &laquo;&nbsp;Ne pas montrer qui je suis vraiment&nbsp;&raquo;. Cette croyance leur a permis de ne pas perdre la face, de se protéger de la peur de ne pas être aimée.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Manipulation</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Prendre conscience de fait que ces personnes se trompent de cible en vous désignant, refuser d’être leur punching-ball, savoir que vous voyez bien leur colère mais que vous n’en êtes pas responsable. C&rsquo;est également une forme de protection de leur part qui permet de prendre le contrôle sur l&rsquo;autre en se disant : &laquo;&nbsp;Ne pas laisser l&rsquo;autre libre, sinon il-elle va m&rsquo;abandonner&nbsp;&raquo;. Cette croyance les a protégées longtemps de la peur de l&rsquo;abandon.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Victimisation</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Ne pas chercher à changer quoi que ce soi car vous deviendriez le sauveur, puis le bourreau (perçu comme tel de sa part). C&rsquo;est là aussi une façon de se protéger pour éviter de prendre ses responsabilités car elle se dit : &laquo;&nbsp;Ne pas faire de choix, je risquerais de me tromper&nbsp;&raquo;. Cette croyance les a mis à l&rsquo;abri de la peur de la critique et du jugement envers eux.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fuite ou attaque</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Prendre soin de vous et des vos relations saines pour remplir votre réservoir de tendresse, d’empathie et de confiance en soi, développer votre capital &laquo;&nbsp;ressources relationnelles&nbsp;&raquo;. Cette façon de se protéger est liée au besoin de survie, elle pense : &laquo;&nbsp;Ne faire confiance à personne&nbsp;&raquo;. Cette croyance leur a permis de les prémunir de la crainte de ne pas exister.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Quand nous prenons conscience de cette déformation relationnelle, nous faisons le premier pas vers une autre forme d&rsquo;ouverture à l&rsquo;autre. Il n&rsquo;y a pas de fatalité, chacun de nous a la capacité de dépasser ses difficultés relationnelles et d&rsquo;en faire un nouveau départ vers une découverte de l&rsquo;autre plus nourrissante, plus créative, sécurisante et respectueuse. Les anciennes habitudes peuvent être déprogrammées de notre ordinateur interne. En effet, à partir du moment où nous décidons de prendre notre courage à deux mains pour sortir de cet engrenage, cela permet d&rsquo;éviter de reproduire à l&rsquo;infini un attachement insécure et dysfonctionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Vuichard Romé</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Les bienfaits de la Communication Non Violente</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 16:32:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai découvert la Communication Non Violente depuis plus de 15 ans maintenant. En effet avec les meilleures stratégies, les meilleurs outils, les meilleures méthodes, il arrive souvent que les projets  n’aboutissent pas. Intuitivement je sentais que ce n’était pas adapté aux besoins profonds des personnes que &#8230; <p><a href="http://mediationcdc.fr/les-bienfaits-de-la-communication-non-violente/" class="more-link"><span class="morelink-icon">Read more</span></a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mediationcdc.fr/wp-content/uploads/2020/02/85140873_108128247426496_172510707223363584_n.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-509" src="http://mediationcdc.fr/wp-content/uploads/2020/02/85140873_108128247426496_172510707223363584_n-240x300.jpg" alt="85140873_108128247426496_172510707223363584_n" width="240" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai découvert la Communication Non Violente depuis plus de 15 ans maintenant. En effet avec les meilleures stratégies, les meilleurs outils, les meilleures méthodes, il arrive souvent que les projets  n’aboutissent pas. Intuitivement je sentais que ce n’était pas adapté aux besoins profonds des personnes que j’accompagnais.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, si un bureau d’études mettait en place un nouveau process et remplaçait un ancien qui a déjà remplacé l&rsquo;ancien…et ainsi à l&rsquo;infini et, au final, ça ne change rien!  Il peut en être de même dans d’autres secteurs : si un nouveau protocole, un nouveau système d’évaluation remplaçait un ancien qui remplaçait un ancien.. et si là non plus ce n’était pas le vrai problème ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si le problème était plutôt placé ailleurs, dans le cœur du système, c&rsquo;est-à-dire dans la capacité des humains à coopérer, à donner du sens, à faire du commun ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons tous donner de cette manière, cette capacité est liée à notre survie au temps de la préhistoire : un homme seul mourait. Nous l&rsquo;avons oublié. Nous vivons dans l&rsquo;illusion et dans la croyance suivante: le progrès passe par la technologie, la performance et le &laquo;&nbsp;pouvoir sur l&rsquo;autre&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, la barre est très haute. Qui n’a pas entendu, vu, écrit en lettres rouges : « Peut mieux faire, s’il se donnait un peu de peine » ? Le « Peut mieux faire » nous fait croire que ce n’est jamais assez bien, malgré les efforts fournis. Le « Un peu de peine » nous porte à penser que la réussite se mérite dans la douleur.</p>
<p style="text-align: justify;"> On a donc inconsciemment intégré que la réussite se fait à deux conditions : &laquo;&nbsp;toujours plus&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;dans la douleur&nbsp;&raquo;. Et par voie de conséquence, pour être reconnu, il faut être compétitif en respectant la loi du « peut mieux faire que l&rsquo;autre».</p>
<p style="text-align: justify;"> On a également compris qu’il ne faut pas montrer ses émotions désagréables : colère, tristesse, angoisses, peurs… il faut être bien gentil, garder son calme, ne pas pleurer et ne pas avoir peur !</p>
<p style="text-align: justify;">Injonctions répétées pendant toute notre enfance qui nous ont modelé et ont enfermé notre énergie à l’intérieur de nous même. On a appris à « bien se tenir », à être performant et à se méfier du regard des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"> On a donc insidieusement oublié de coopérer de manière intelligente, avec nos différences qui sont nos forces, avec notre vulnérabilité qui nous fait être humains.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong>Un autre regard est possible</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> L’axe central de la Communication Non Violente est l’intention que je me donne quand je suis en relation. Je peux découvrir à tout âge que je suis partie prenante et co-auteur-e de ce qui m’arrive.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, il est important d’être à l’écoute de mes sensations et de <strong>mes émotions</strong> : des miennes et de celles des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"> Pourquoi ? Parce que ce sont des indicateurs précieux de « Comment va la vie en moi?  ET de quoi ai-je besoin profondément ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quand je parle besoins, je parle besoins fondamentaux : de comprendre, contribuer, respecter, d’être respecté-e…. et non pas « J’ai besoin que tu… », sous entendu « fasse mon bonheur à ma place».</p>
<p style="text-align: justify;"> J’ai des besoins qui sont liés à la vie. Si mes besoins sont pris en compte, alors je vais m’épanouir et je vais pouvoir prendre en compte ce que les autres vivent. Si mes besoins ne sont pas pris en compte, alors il y a quelque chose qui se fane en moi et mon système se bloque à l’intérieur de moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Si mon système intérieur se bloque, alors je ne suis pas en pleine possession de mon potentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">A ce moment là, le risque est grand de retomber dans de nouveaux process, nouvelles évaluations, nouveaux protocoles, nouveaux contrôles pour sécuriser le système sans prendre soin de notre énergie propre !!!</p>
<p style="text-align: justify;">Nous mettons la focale sur les stratégies et non sur nos besoins fondamentaux; nous développons des protections qui nient la vie, tout simplement parce que nous n’avons pas appris à faire différemment.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons appris à utiliser une partie de notre cerveau qui prévoit, calcule, anticipe et nous avons laissé de côté sa capacité à prendre en compte les émotions, en lien avec notre rapport aux autres. Nous ne savions pas que tout est relié et, sans clarifier ce qui se passe, nous sommes prisonniers de nos peurs, nos colères… alors, tout notre corps via le système nerveux est impacté par ce défaut de prise de conscience.</p>
<p style="text-align: justify;">La bonne nouvelle est la suivante: nous avons tous la capacité de développer notre intelligence émotionnelle et relationnelle, c’est un don naturel : et même si nous n’avons pas été éduqué dans ce sens, il est possible de désencoder notre disque dur interne pour le reprogrammer différemment.</p>
<p style="text-align: justify;">La Communication Non Violente est une autre façon d’être en lien à soi et à l’autre ; elle utilise la rencontre avec l’autre comme ressource incontournable car elle nous permet de nous éclairer sur ce que nous vivons à l’intérieur de nous, et vice versa.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, elle nous permet de vérifier sur notre tableau de bord ce qui se passe : si les voyants sont allumés, il y a besoin de vérifier dans notre moteur intérieur ce qui manque pour pouvoir alors entretenir du « mieux être » ou de l’urgence à réparer.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand on a cette conscience de vérifier cela avant tout, nous évitons de reporter la difficulté sur une cible qui n’est pas la bonne :</p>
<p style="text-align: justify;">« Il est vraiment bouché, il ne comprend rien !&#8230; » <em>(critique négative sur l’autre)</em> ou bien « J’y arriverai jamais, ça va trop vite, je suis trop vieux et je vais me faire virer <em>(critique négative sur moi)</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nous faisons cela la plupart du temps : il faut bien décompenser, vider la colère, la tristesse, la peur intérieure, sur autre chose. Le jugement, la comparaison, la projection sur moi ou l’autre me permet de vider la pression intérieure. En d’autres termes, on va jeter de l’eau sur notre moteur ou sur celui de l’autre mais ça ne va pas servir à grand-chose, sinon qu’à aggraver la situation !</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux premières étapes sont donc :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>vérification de nos témoins, les émotions.</li>
<li>écoute de nos besoins.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> L’étape suivante va être de trouver en soi ce qui permet de répondre à nos besoins.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’est-ce qui est important pour moi, au fond ? Comment, pourrais-je y répondre ? A qui pourrais-je le demander ?</p>
<p style="text-align: justify;">A partir du moment où je suis clair-e avec moi, je vais pouvoir l’exprimer à l’autre parce que j’aurais retrouvé une confiance intérieure et si on me répond par un non, alors j’irais chercher ailleurs et je trouverai.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vais renforcer l’estime de moi, renforcer ma créativité, ma responsabilité, ma liberté intérieure et développer la coopération.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong>En résumé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous mettons souvent en place des stratégies avant d&rsquo;aller écouter nos émotions; ces émotions sont des indicateurs de nos besoins profonds, moteurs de notre élan vital.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre vision de l’autre, nos pensées sur l&rsquo;autre sont souvent le reflet de ce que nous ne voyons pas dans notre &laquo;&nbsp;moteur intérieur&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, par effet boomerang, c’est à nous que nous le faisons. Nous n’en avons pas forcément conscience mais quand nous projetons sur l’autre ce qui n’est pas réglé en nous, l’autre nous le renvoie puissance 10,  sans en avoir obligatoirement conscience.</p>
<p style="text-align: justify;">En réglant notre moteur intérieur, nous pouvons filtrer ce qui fait l’essence de notre message et  offrir à l’autre la capacité d’en faire autant; passer d’un mode de relation réactif à un lien constructif et créatif.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est mettre l’énergie au bon endroit, comme si les émotions avaient une fréquence vibratoire dont nous n&rsquo;avons pas conscience.</p>
<p> Anne Vuichard Romé</p>
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		<title>Liberté intérieure</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 13:15:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il n’y a pas de meilleure recette pour être malheureux, que d’attendre que les autres fassent notre bonheur. Quand on attend que les autres devinent nos besoins, nos désirs, nous achetons un passeport direct pour être déçu et malheureux&#8230; Et si on s’écoutait nous ? Et &#8230; <p><a href="http://mediationcdc.fr/liberte-interieure/" class="more-link"><span class="morelink-icon">Read more</span></a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas de meilleure recette pour être malheureux, que d’attendre que les autres fassent notre bonheur. Quand on attend que les autres devinent nos besoins, nos désirs, nous achetons un passeport direct pour être déçu et malheureux&#8230; Et si on s’écoutait nous ? Et si on allait voir comment on va pour de vrai ? Ce n’est pas la responsabilité des autres de nous aimer, c’est la nôtre. Il n’y a pas de meilleure recette pour être heureux que d’apprendre à faire nous mêmes notre bonheur, en répondant nous-mêmes à nos besoins, à nos désirs. Tout ce qui viendra des autres en plus, seront des cadeaux que nous les apprécierons davantage parce qu’on ne les attendait plus.<br />
L’attente créé le manque. La responsabilité crée la liberté.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://mediationcdc.fr/wp-content/uploads/2018/11/DSCN1543.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-445" src="http://mediationcdc.fr/wp-content/uploads/2018/11/DSCN1543-225x300.jpg" alt="DSCN1543" width="225" height="300" /></a></p>
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		<title>Nos vies en parallèle</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 17:08:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand nous rencontrons une personne, nous sommes plus ou moins attirés, on ne sait pas toujours ni par quoi, ni comment, ni pourquoi. Parfois, il y a un phénomène d’attraction qui fait qu’à ce moment là, on a envie d’en savoir davantage, de découvrir ce qui &#8230; <p><a href="http://mediationcdc.fr/nos-vies-en-parallele/" class="more-link"><span class="morelink-icon">Read more</span></a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://mediationcdc.fr/wp-content/uploads/2020/02/20180316_181237.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-492" src="http://mediationcdc.fr/wp-content/uploads/2020/02/20180316_181237-300x225.jpg" alt="20180316_181237" width="300" height="225" /></a><br />
Quand nous rencontrons une personne, nous sommes plus ou moins attirés, on ne sait pas toujours ni par quoi, ni comment, ni pourquoi.<br />
Parfois, il y a un phénomène d’attraction qui fait qu’à ce moment là, on a envie d’en savoir davantage, de découvrir ce qui se cache sous l’apparence de quelqu’un. Selon notre personnalité, le contexte, nos besoins et leurs réciprocités… la relation prend forme. Nous n’avons pas conscience alors que nous projetons sur l’autre un idéal que notre imaginaire se construit en fonction de notre histoire, de nos représentations; il vient mettre en lumière une facette de notre personnalité.</p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté ne vient pas quand on tombe « en amour » ou en amitié; à ce moment tous les projets, les rêves et les espoirs fabriqués à deux ou à plusieurs nous animent d’une force indestructible: nous sommes des êtres de relation et quand nos relations sont en bonne santé, nous ré-enchantons le monde, nous le colorions avec les couleurs du printemps, du renouveau, de la vie qui coule en nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, au fil du temps, il arrive que nous ne soyons pas d’accord, ou pas vraiment dans le même état d’esprit. Nous pouvons également traverser des épreuves, des deuils, des passages délicats. Nos apprentissages viennent alors de ce que nous faisons de nos vulnérabilités, de nos façons d’interpréter les évènements, de les ressentir, de les exprimer, de les traverser en respectant nos besoins mutuels pour nous soutenir l’un et l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté vient quand, sans en avoir conscience, nous cherchons en l’autre un moyen de combler nos manques, de guérir nos blessures. Alors, dès le premier malentendu, la première divergence, l’autre devient la meilleure cible car il est miroir de nos conflits intérieurs, de nos blessures intimes…et ainsi le conflit intérieur se reproduit à l’extérieur.<br />
Mais comme souvent, le conflit fait peur, car il vient mettre du désordre dans nos projets, dans notre sécurité, nous ne disons rien, nous nous contentons de « mettre le mouchoir par-dessus » et de faire comme s’il n’y avait rien.<br />
La relation devient alors une vie en parallèle, droite, propre, prévisible, socialement correcte.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous croisons, nous passons des moments ensemble mais sommes-nous à l’écoute de l’autre, de ce qui le traverse, de ce qu’il vit, de ce qu’il ressent? Et l’autre veut-il bien nous donner, nous dire ce qui le traverse, ce qu’il vit, ce qu’il ressent?<br />
Et nous, sommes-nous à notre écoute, à l’écoute de ce que nous traversons, de ce que nous vivons, de ce que nous ressentons? Prenons-nous soin de nous?<br />
Avons-nous conscience de ce qui vient mettre du sable dans nos engrenages, quand nous n’écoutons pas ce qui se vit dans notre monde intérieur?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons tellement appris à réprimer nos émotions, à projeter sur l’autre nos malaises intérieurs par peur qu’ils ne nous débordent, par peur de déplaire, d’avoir honte, de ne pas être comme les autres, comme ceux « qui réussissent », sont brillant, exemplaires…<br />
Et si nous acceptions l’idée que la vie, comme la mer, comme la vague, avec son énergie, sa puissance, nous avait également offert des coquillages, des galets, des grains de sable? Et si ces grains de sable nous offraient la possibilité de vivre pleinement nos différences, de nous brasser, de nous bousculer?</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous passons à côté de ces grains de sable, nous nous privons d’entrer en relation, nous restons à la porte d’un univers riche et abondant.<br />
Que faisons-nous de nos vulnérabilités, de nos façons d’interpréter les évènements, de les ressentir, de les traverser en respectant nos besoins mutuels pour nous soutenir l’un et l’autre?</p>
<p style="text-align: justify;">Comme dit Jacques Salomé « Ce n’est pas l’amour, aussi merveilleux soit-il, qui permet à deux êtres de s’aimer durablement. C’est la qualité de la relation, la richesse des échanges et la vitalité des partages qui nourriront leur relation et la maintiendront vivante. »<br />
Si la relation n’arrive pas à se nourrir de vitalité, de brassage, elle devient déconnectée de sa substantifique moelle, elle est fade et sans relief.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous cheminons en parallèle en éloignant nos niveaux de progression; comme des randonneurs qui auraient souhaité atteindre un sommet ensemble et en sont réduits à découvrir les paysages séparément ; nous éloignons progressivement nos trajectoires à tel point qu’il nous devient impossible de nous entendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre rencontre aura été passagère mais elle aura participé à apporter une couleur à un moment précis de notre histoire, elle aura chuchoté une musique particulière à nos oreilles, elle nous aura permis de découvrir certaines facettes de notre personnalité et c’est déjà une source de progression. Elle aura été une « relation projecteur », elle aura mis la lumière sur une partie de nous qui avait peut-être été tenue dans l’ombre, dans les coulisses. Nous sommes des êtres de relation et chaque rencontre est un formidable détecteur de particules; elle nous révèle ce que nous ne souhaitons pas toujours dévoiler de notre monde intérieur.<br />
Anne Vuichard Romé</p>
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		<title>Le deuil d’un amour</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 15:41:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Anne]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand j’exerce la médiation familiale je rencontre beaucoup de couples qui se séparent ou se sont séparés et doivent prendre des décisions concernant leurs enfants. Je vois à quel point la rupture a créé une écorchure lointaine, une blessure intérieure, un abcès caché ou une plaie &#8230; <p><a href="http://mediationcdc.fr/le-deuil-dun-amour/" class="more-link"><span class="morelink-icon">Read more</span></a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quand j’exerce la médiation familiale je rencontre beaucoup de couples qui se séparent ou se sont séparés et doivent prendre des décisions concernant leurs enfants. Je vois à quel point la rupture a créé une écorchure lointaine, une blessure intérieure, un abcès caché ou une plaie béante, c’est selon.<br />
Je me demande parfois quel cataclysme a rasé à ce point la relation entre parents, quelle tornade a pu araser l’ancienne forêt pour en faire un désert sans ressources et… désolément désert.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela produit alors une grande difficulté à construire des accords de médiation qui pourraient paraître simples, comme ça, vu de l’extérieur, sans affect et sans émotions. Comme si tout était cloisonné, comme s’ils pouvaient n’utiliser que leur matière grise pour se fixer des objectifs, trouver des solutions, mettre en place une stratégie qui vienne d’en haut, du cerveau souvent appelé &laquo;&nbsp;supérieur&nbsp;&raquo;, celui qui pense à la place des autres, qui pense beaucoup même, qui ne fait plus que cela, qui émet des hypothèses sur l’autre, qui colle des étiquettes.<br />
L’autre ne peut être alors que dérangé-e, fragile, pingre, manipulateur-trice……il ou elle n’est plus que l’ennemi-e à abattre, s’il ou elle ne pense pas comme nous.<br />
C’est également celui ou celle qui compte dans la colonne des débits, tous les éléments négatifs de la relation et de la personne avec laquelle il ou elle a passé autant de temps.</p>
<p style="text-align: justify;">A ce moment il y a une petite voix intérieure qui &laquo;&nbsp;serine&nbsp;&raquo; : pourquoi l’ai-je choisi-e, qu’est ce qui m’a poussé à aller vers lui, vers elle ? Qu’est ce qui m’a fait rester aussi longtemps avec lui, elle ? Comment se fait-il que je n’aie rien vu ? Comment ai-je pu lui accorder ma confiance ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cette petite voix, je l’appelle la saboteuse : elle ne voit le monde qu’en noir et blanc. Elle dit qu’on est gentil ou méchant. Elle dit également qu’il faut être parfait. Dans son monde, on est avec ou on est contre elle. Elle a raison et il ou elle a tort.<br />
Parce qu’elle sait très bien qu’il vaut mieux rester à la surface, dans le cerveau &laquo;&nbsp;supérieur&nbsp;&raquo;, c’est plus confortable, tout y est prévisible, gérable, propre, rangé, neutre et bien gentil.<br />
Parce que sinon elle sait très bien que l’ennemi à abattre, c’est elle, la petite voix.<br />
Parce qu’elle sait très bien que si elle se trompe, si elle sent en elle une quelconque fragilité, un doute, une faille, il y a une colère intérieure qui rugit contre l’autre en se disant que c’est elle le problème.<br />
Alors là, toute son énergie va se consacrer à taire le flot du cerveau dit &laquo;&nbsp;inférieur&nbsp;&raquo;, le rugissement intérieur qui pousse à la porte de la bienséance; ou alors, elle va le faire sortir par doses homéopathiques, comme un petit pompier qui vient éteindre l’incendie qui la dévore. Elle trouvera la stratégie plus ou moins visible ou consciente mais « il faut bien tenir ».<br />
Il faut bien tenir, sinon les émotions feraient trop souffrir, la ferait trop fragile.<br />
Comme un volcan, elles la déborderaient, elles emmèneraient tout le monde avec elle. Sous la surface, il y a trop de choses imprévisibles dont le cerveau &laquo;&nbsp;supérieur&nbsp;&raquo; se méfie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, toutes nos ressources sont ici, sous le sol.<br />
Ce qui fait volcan est de rester dans la croyance que l’autre est responsable de nos problèmes : ainsi nous n’avons plus accès à notre propre responsabilité et devenons alors une belle victime souffrant sur la croix que « les autres » nous ont fait porter.<br />
Ce qui fait volcan est de croire également que nous devrions tout prévoir, tout comprendre de ce qui doit être fait et devenons un beau juge moralisateur pour nous même et pour les autres.<br />
Ce qui fait volcan est de fermer la porte à nos émotions, aux souvenirs, à ce à quoi on a cru, à ce qu’on a construit, au moteur, à l’énergie.<br />
Ce qui fait volcan est de ne pas prendre soin de la personne que nous avons été, que nous sommes devenue.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui ferait énergie serait de regarder tout ce qui, en présence de l’autre a permis de devenir ce que nous sommes, qu&rsquo;il ou elle en a été le révélateur. D’apercevoir un peu de crédit dans la colonne de nos bilans. De voir le résultat avant de régler nos comptes.<br />
D’examiner de plus près ce qu’il en reste de résultats positifs, de capital ressource, de marge de développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Voir aussi ce qui n’a plus produit d’énergie à un moment de notre histoire, ce qui a mis un terme à la relation, comme une petite mort, lente et précise.<br />
Regarder comment le cycle s’est arrêté de tourner, ce qui n’a plus fait entraînement, donné un sens. Ce que nous avions à apprendre de cette relation, ce que nous y avons cherché, ce que nous y avons trouvé, ou pas.<br />
C’est peut-être ça, faire le deuil d’un amour, d’une amitié, d’une relation : après le déni, la colère, le regret…. retrouver le calme, le sens de cette relation pour se ré-engager dans une autre relation.<br />
Et regarder le chemin parcouru, tout ce que nous avons appris grâce à la rencontre.<br />
Démêler l’écheveau, en sortant les unes après les autres les perles qui s’y étaient incrustées.<br />
Cela demande de la patience et du courage comme savent le faire le cycle des saisons, un temps pour tout et tout pour deux temps : celui de vivre et celui d’apprendre.<br />
Derrière chaque nœud une perle est cachée et nous aide à reconstruire le collier précieux qu’est notre vie.<br />
C’est le meilleur cadeau que nous pouvons nous faire pour construire un nouveau chemin et se perdre moins vite.<br />
Anne Vuichard Romé</p>
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